(On met le côté rigolo de la scène pour entrer plus à fond dans le message).
-Le lapin bleu en pagne, c’est Jean le Baptiste qui proclame la venue proche du Messie.
-Le ravin est comblé, il empêche ainsi la violence (symbolisée par l’ « attaque de la diligence »). Mais, du coup, cette violence se déplace, puisque le « lapindien » en veut maintenant à quelqu’un d’autre.
-Le ravin est comblé par du sable du désert dont la couleur est plus proche du tapis rouge que la pierre. Ce « tapis ocre » annonce la venue d’une personnalité (Jésus).
-En regardant le contenu de la brouette et la couleur du ravin comblé, on voit bien que ce n’est pas Saint Jean-Baptiste qui a comblé le fossé, mais Dieu.
Le lapin a juste ajouté sa petite part (les 7 pierres devant lui, qui sont recouvertes également de sable).
-le deuxième lapindien attend, hagard, avec son bâton, prêt à faire tomber son rocher. Il est perdu, parce que la diligence ne passera plus par ici avant un bon bout de temps… Il représente l’être blasé. Celui qui n’attend plus rien. Celui qui ne se laisse plus surprendre par la nouveauté. Il est comme figé.
Questions
-Quels sont les ravins que j’essaye de combler pour lancer un pont vers l’autre ?
-Est-ce que je m’appuie seulement sur ma petite brouette pour le faire, ou est-ce que je demande l’aide de Dieu ? Comment ?
-Duquel de ces trois personnages suis-je le plus proche, et pourquoi ?
2 réflexions sur “Année C – 2ème Dimanche de l’Avent”
béa-titude
Les ravins de la discorde, du deuil et du rejet du plus fragile ou du « pas comme je veux ou comme il devrait »
Je m’appuie souvent sur ma révolte, colère mauvaise conseillère, car elle me donne le sentiment d’avoir une énergie et d’oser dire, dénoncer ou argumenter…C’est une brouette chargée de boue, de sidération face aux préjugés ou intolérances masquées ou calculs en tout genre, parfois cependant il y a juste de la peur…
En fait ce n’est pas que une brouette c’est un container, si lourd et si immobile que je peine à le déplacer.
Je ne demande pas de l’aide à Dieu, je crie en fait !
Je crois que je ressemble à celui qui demande ; « Comment faire pour attaquer , faire fondre ceux qui ne veulent pas déroger, individualiser, écouter, regarder, prendre du temps ….accepter d ‘être remué et de revoir leur copie sur un enfant déficient…
ET DIEU REPOND….je rends grâce pour ce professeur d’allemand qui voyant un enfant handicapé sanctionné, échapper de justesse à une exclusion définitive, le voyant transféré dans une classe d’Espagnol où il ne peut plus faire sa deuxième langue, lui offre une demi heure chaque semaine gratuite de cours de sa matière en cours particulier… et envoie un message silencieux à tous ses collègues.
Je rends grâce pour ces deux professeurs et parents d’élèves qui contre l’avis de la hiérarchie ont refusé de voter cette exclusion définitive…
Et j’essaye de ne pas voir les regards furieux de ceux qui pensent que je suis responsable de la perte de leur autorité et qui ne voient qu’une affaire d’égo et pas de cœur…
Les ravins de la discorde, du deuil et du rejet du plus fragile ou du « pas comme je veux ou comme il devrait »
Je m’appuie souvent sur ma révolte, colère mauvaise conseillère, car elle me donne le sentiment d’avoir une énergie et d’oser dire, dénoncer ou argumenter…C’est une brouette chargée de boue, de sidération face aux préjugés ou intolérances masquées ou calculs en tout genre, parfois cependant il y a juste de la peur…
En fait ce n’est pas que une brouette c’est un container, si lourd et si immobile que je peine à le déplacer.
Je ne demande pas de l’aide à Dieu, je crie en fait !
Je crois que je ressemble à celui qui demande ; « Comment faire pour attaquer , faire fondre ceux qui ne veulent pas déroger, individualiser, écouter, regarder, prendre du temps ….accepter d ‘être remué et de revoir leur copie sur un enfant déficient…
ET DIEU REPOND….je rends grâce pour ce professeur d’allemand qui voyant un enfant handicapé sanctionné, échapper de justesse à une exclusion définitive, le voyant transféré dans une classe d’Espagnol où il ne peut plus faire sa deuxième langue, lui offre une demi heure chaque semaine gratuite de cours de sa matière en cours particulier… et envoie un message silencieux à tous ses collègues.
Je rends grâce pour ces deux professeurs et parents d’élèves qui contre l’avis de la hiérarchie ont refusé de voter cette exclusion définitive…
Et j’essaye de ne pas voir les regards furieux de ceux qui pensent que je suis responsable de la perte de leur autorité et qui ne voient qu’une affaire d’égo et pas de cœur…
On peut être brouette ?